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Les Chroniques d’Oakwood, Dans l’ombre de la demoiselle par Marianne Stern

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Editions du Chat noir

Collection Griffe sombre

197 pages

Paru en 2013

Quatrième de couv’ :

Oakwood, son église, sa grange abandonnée, ses tavernes, son cimetière. Et ses sorcières, au grand dam des prêtres qui se succèdent sans parvenir à éradiquer les diableries.

Lorsque la nuit tombe, les ombres s’étirent et drapent le hameau d’un manteau de noirceur, laissant à la lune le soin d’épier les plus sombres desseins. Cruelles malédictions et engeances démoniaques arpentent alors librement les rues aux faveurs de l’obscurité ; mieux vaut ne pas s’attarder en-dehors des logis, au risque de rencontrer la Mort au détour d’une bâtisse.

Pourtant, le vieux cimetière attire bien des convoitises… Certains affirmeront avoir aperçu la lueur chétive d’une lanterne au detour d’une tombe, d’autres diront avoir entendu des hurlements déchirants briser la torpeur nocturne. Les plus folles rumeurs circulent au village, mais ses habitants s’accordent à dire qu’il ne se trame rien d’anormal.

Entre spectres, pentacles, corbeaux et cadavres, quelques téméraires se risquent toutefois à des errances en solitaire. L’un en quête de l’être aimé, l’autre animé par une vengeance inassouvie, ou tout simplement, à la recherche du repos éternel. Or tous ignorent que dans l’ombre, la demoiselle d’Oakwood veille…

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Sagas des Neuf mondes, intégrale par Pierre Efratas

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Flammèche Editions

Collection Flamm’dor

168 pages

Paru en juin 2016

Quatrième de couv’ :

Au cœur de notre vaste univers se dresse un majestueux frêne au tronc solide et aux branches vigoureuses sur lesquelles reposent neuf royaumes. Son nom : Yggdrasil.

Ami, prenez place ! En cette froide nuit d’hiver, Bjarni Steingrim, le scalde vagabond du Nord, a fait halte à notre porte pour nous conter l’histoire de ces mondes merveilleux où vivent de puissants dieux, de courageux mortels et d’étranges créatures.

Tremblez devant la colère de Thór ! Indignez-vous des fourberies de Loki ! Partagez la douleur de Freyja… Mais n’oubliez pas : côtoyer les dieux peut s’avérer dangereux.

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Femmes Obscures par Angélique Ferreira

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Editions Artalys

201 pages

Paru en 2013

Quatrième de couv’ :

Femmes Obscures
Lorsque les rayons du soleil n’illuminent plus la vie de leur réalité claire et évidente, certaines femmes se révèlent dans l’ombre. Sortant de leurs recoins sombres à l’abri des regards, elles peuvent prendre vie à partir de vos rêves les plus fous. Ou de vos pires cauchemars…

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Vampire malgré lui par Collectif

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Editions du Petit caveau

Collection Sang de brume

243 pages

Paru en 2012

Quatrième de couv’ :

Il est grand et fort, musclé à souhait. Sa beauté fait rêver, son regard ténébreux envoûte chaque femme qui le croise. Il dicte ses propres lois, règne dans l’ombre sur le monde. Il fascine autant qu’il effraie ; on redoute de croiser sa route par une nuit sans lune. Le vampire veille en secret sur le monde des mortels, séduit les masses, inflige la terreur et… Stop.

On rembobine et on recommence. Des vampires à cette image, c’est ennuyant, n’est-ce pas ? Ils ne sont pas tous des héros, des créatures dotées d’une puissance sans limite, ils ont aussi des peurs, des tics, des phobies, des faiblesses. Après tout, ils ont été humains, avant de renaître. Ces vampires malgré eux, ces antihéros, on les oublie bien trop souvent…

Alors aujourd’hui, douze auteurs ont décidé de les mettre sous les feux de la rampe !

 

Mon avis :

Les vampires j’adore ça, en version antihéros ? Pourquoi pas, j’ai tenté l’aventure avec un recueil de nouvelles et…ben j’en ressors plutôt mitigée…Présentation :

J’ai adoré :

Noblesse d’âme par Lydie Blaizot, la grand-mère, Cunégonde, elle déchire tout (malgré son nom à coucher dehors la pauvre ^^), j’ai bien rigolé.

Neverland par Henri Bé, un vampirisme d’un genre particulier sur des enfants ayant bénéficié d’un traitement expérimental alors qu’ils étaient en phase terminale, dérangeant brrr.

Les Naömis par Jean Vigne, récit sur le mythe d’une peuplade amazonienne composée d’enfants étranges et de chauve-souris vampires…un écrivain dont j’ai beaucoup aimé sa trilogie Néachronical, encore un beau récit à son actif.

Pétrus par David Osmay, le vampire est…un chat et on est dans sa tête, c’est lui qui raconte l’histoire, adorant ces petites bêtes je ne pouvais qu’aimer !

Sympa :

Comme un coeur qui bat par Tepthida Hay qui est dans un univers Steampunk, pauvre Nathaniel en proie à de drôle de pulsions violentes et un aspect repoussant ses contemporains.

Cuttle Feesh par Alice B. Griffin, un récit type science-fiction avec plusieurs sortes d’espèces vivantes, de différentes planètes, notre vampire à l’esthétique d’une pieuvre capable de se transformer en humain.

Les dents de Kitty par Patrice Verry, on suit Kitty de son enfance à ses 20 ans environ, qui a une particularité, des canines pointues…récit sur…la folie !

Mademoiselle Edwarda par Vincent Tassy, originalité du héros malgré lui (malgré elle), transsexuel attendant son opération pour être enfin une femme complète, mauvaise rencontre, opération qui foire, fuite, violence, désespoir, on ressent le mal-être d’Edwarda.

Bof :

Si tous les rois de Terre par Olivier Boile, un récit à l’époque napoléonienne où tous les proches de Napoléon et l’empereur lui-même sont des vampires expliquant sa soif de batailles…un style où je n’ai malheureusement pas accroché, mes souvenirs sont très flous à peine quelques jours après lecture, mauvais signe.

Dis-moi qui tu manges par Malaïka Macumi, un vampire allergique obligé de chasser dans les magasins bios avec de bons gros clichés des clients…un final inattendu mais qui aurait mérité d’être plus exploité peut-être.

Déchéance par Patrice Mora, récit post-apocalyptique, héros en mode survie éradiquant un peu tout sur son passage dans un bunker rempli de zombies et de militaires, ça dézingue pas mal, pas mon truc !

J’ai abandonné :

Chapitre Premier (Histoires de Vampires) par Jean-Paul Raymond, je n’ai pas accroché au héros totalement lâche au niveau de la vie réelle, vivant dans ses écrits et le monde peut crever sans souci (l’anti-héros parfait donc mais…pas mon truc à ce point).

En bref, une lecture vraiment 50/50 entre l’excellent à moyen et du bof à l’abandon car héros trop antipathique. Même si les recueils sont rarement chouettes de bout en bout (il en faut pour tous les goûts), c’est un bon moyen d’avoir un aperçu du style d’un auteur, de cette façon j’ai découvert Léa Silhol, Charlotte Bousquet, Estelle Faye, Sire Cédric et Samantha Bailly (j’en oublie forcément).

Ce livre compte pour le Challenge de l’imaginaire

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Bonne lecture !

 

Montres enchantées par Collectif (en LC)

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Editions du Chat Noir

Collection Black Steam

395 pages

Paru en 2014

Quatrième de couv’ :

Indécis entre fuite et union, le temps est un amant insaisissable. Omniprésent, dès qu’on le regarde, il s’efface pourtant, déjà évanescent. Inlassablement, il permet croissance ou use jusqu’à l’extinction. L’être humain pourchasse depuis toujours ce dieu créateur et destructeur, en quête de son asservissement. Secondes, minutes, heures… L’esprit cartésien a beau le fractionner, il n’en demeure pas moins incontrôlable.
Et si la relecture de notre passé, de notre culture, ou encore du progrès scientifique nous en accordait la maîtrise, l’Homme saurait-il mieux gérer son temps ?
Plongez-vous sans perdre une minute dans cette anthologie et peut-être, parmi ses pages, percevrez-vous le tic-tac de ces montres enchantées.

Mon avis :

J’ai effectué cette lecture en commun avec Caroline et je peux dire, heureusement, parce qu’on s’est bien soutenue moralement, arrivées au premier week-end, nous commencions à craquer et étions prêtes à lâcher l’affaire…comme vous vous en doutez au ton de départ…ce ne fût malheureusement pas une réussite et je pense pouvoir parler pour deux pour le détail qui va suivre, à peu de chose près, on a eu le même ressenti, c’est parti :

Celles qui ont bien heureusement égayé notre lecture :

Da Svidaniya Rossia ! fût sans conteste ma favorite au point qu’un roman à la place de la nouvelle aurait été bienvenu (Caro me rejoint sur ce point), cette nouvelle reprend le mythe d’Anastasia Romanov et sa survie. Vient ensuite, Je reviendrai avec son remake de Terminator (ça m’y a fait penser en tout cas même si je n’ai pas vu le film). Derrière les engrenages fût très touchante, beaucoup d’émotion dans son final. L’agonie des aiguilles qui met en avant le courage d’une chercheuse face aux mensonges des autorités. Le cimetière des heures perdues et sa vengeance d’un autre âge qui s’abat sur les descendants d’une ville et pour finir, Malvina Malmoore qui revisite le vampirisme.

Celles plutôt pas mal mais manque un truc :

Et depuis, je compte les heures, une vengeance qui tourne mal, une nana bien chieuse qu’on aurait bien baffé, univers qui nous a paru un brin hermétique. Allergène, pas mal, revisite S. Holmes, Jack l’éventreur etc, j’ai plus aimé que Caro qui aurait souhaité plus, trop brouillon au final. Le toquant, là c’est l’inverse, j’ai moins aimé que Caro, l’amour entre humain et automate, une fin un brin sordide à mon goût. Pacte mécanique, se situe dans le même univers que le roman La nuit des coeurs froids en bien meilleur mais toujours ce souci du « je comprends pas tout dès qu’il y a de la mécanique flûte ».

La fin en « c’est quoi ce bordel, t’as compris ? Non ! Chiotte » :

Tourbillon aux Trois Ponts d’or, ça commençait bien, un meurtre en chambre close à résoudre mais…on n’a jamais compris le truc des poires, si quelqu’un l’a lu et pouvait nous expliquer, merci d’avance ^^. Au fil du temps, encore une thématique intéressante, la Nature qui reprend ses droits mais une fin encore trop hermétique…

Celles où ça a cassé :

Le club des érudits hallucinés, avec Gustave Eiffel en Guest Star s’il vous plait…mais non…des riches qui s’ennuient qui s’amusent avec la science mouais. Comment meurent les fantômes, une héroïne comme morte à l’intérieur (ok elle a ses raisons) fuyant les problèmes et d’une passivité bordel…met les doigts dans la prise chérie ça va te donner de l’énergie hein ^^. When time drives you insane, revisite le mythe d’Eurydice et Orphie mais j’ai eu énormément de mal avec le style et Caro idem. La mécamonstruosité de Mr Helpiquet, j’ai abandonné, n’en pouvant plu, big up à Caro qui s’est accrochée courageusement.

Je ne parle pas de The Pink Tea Time Club car je l’ai lu en intégrale et chroniqué Ici

En conclusion, on en a débattu à plusieurs reprises, le Steampunk n’est pas un genre adapté au format de nouvelle (selon nous en tout cas), à part quelques jolies surprises, la majorité nous a perdu ou ennuyé ou laissé perplexe, tant pis pour cette fois.

Groupe accompagnant la rédaction de ce billet : Epica

Chansons : Another me in Lack’ech ; Tides of time ; Presto (Vivaldi en plein concert de Métal yeah)

Bonne lecture

A l’encre de tes veines par Céline Rosenheim

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Editions Rebelle

Collection Lune de sang

165 pages

Paru en 2012

Quatrième de couv’ :

A l’image du diable, les vampires sont multiformes et savent dissimuler leur cruauté sous divers masques. Ils peuvent être aristocrates, peintres ou simple rêveurs. Elles peuvent être actrices, comtesses ou filles de joie. Ils arpentent le passé, le présent et l’avenir. Ils se jouent des frontières, de l’Irlande au Japon, de Venise au grand Nord. Ils s’immiscent dans vos rêves de féerie, dans vos cauchemars futuristes. Et s’ils font pleuvoir bien des larmes, ils sauront peut-être vous voler un sourire.
Mais avant de pénétrer dans leur monde, il vous faudra faire une offrande car ce livre s’écrit à l’encre de vos veines.

Mon avis :

Souvenez-vous de cette première rencontre avec Céline Rosenheim (Diabolus in musica), pour un premier rendez-vous, on peut dire que ce fût mitigé… J’avais tout de même un deuxième livre dans ma PAL acheté d’occasion, attirée par le titre et la couverture d’une part, un synopsis qui me vend tout ce que j’aime d’autre part, allez go ! Eh bien, ce fût une agréable lecture (je l’ai torché en moins de 24h quoi) ^^

Premièrement, on y trouve de VRAIS vampires (bon y en a une dans le lot qui est « végétarienne » lol mais le reste sauve l’honneur, ouf), prédateur sensuel, solitaire, homme ou femme, de New-York au Japon, on suit notre sombre personnage mélancolique et cruel chassant sa proie.

Deuxièmement, c’est un recueil de nouvelles regroupant plusieurs formes de textes (théâtre, journal intime, poèmes et nouvelles). Le style est aussi sombre que dans le premier roman que j’ai lu d’elle mais j’ai bien plus accroché cette fois-ci, c’est poétique et macabre, très gothique, tout pour me plaire quoi ^^ (en fait c’est surtout avec le personnage dans Diabolus que j’avais eu du mal).

Pour ne rien gâcher, on peut s’amuser à écouter les chansons qui ont accompagné chacun des écrits (ceux n’aimant pas le Métal passeront leur chemin…à part pour les 2 extraits de musique classique lol).

Bianca est une réécriture de Blanche Neige qui était marrante, j’aurais aimé en savoir plus ; Le sang des Fées mêlait vampirisme et Faëry de manière innovante. L’enfant Lune est sordide brrr ; La main de Dieu représente assez bien ce que je pense de la chose ^^, etc etc, il y en a vraiment pour tous les goûts…macabres…

Déprimé s’abstenir ^^

En bref, le 3ème livre de Céline Rosenheim, Hiver Noir, est dans ma Wish !

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire

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Bonne lecture

Labyrinthes par Christophe Guillemain

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Editions secrètes

E-book

3,99 €

Paru en novembre 2015

 

Quatrième de couv’ :

Labyrinthes est un recueil de nouvelles où les personnages, solitaires, cherchent leur chemin dans leur univers. Tantôt une quête de survie, tantôt une nécessité intérieure, tous sont perdus et se hasardent dans des situations complexes et obscures. En chemin, on rencontrera des Trolls au détour d’une forêt, des fantômes dans un château, des monstres au bord de la mer… De Londres au fin fond de l’Arctique, Christophe Guillemain nous fait voyager et rêver à bord de son imaginaire. Serez-vous assez audacieux pour tenter votre chance dans ces labyrinthes ?

 

Mon avis :

J’ai lu ce recueil dans le cadre du Comité de lecture des Editions secrètes en octobre dernier, avant corrections finales et édition de l’ouvrage, il nous est demandé si oui ou non les textes sont en adéquation avec le titre et de parler de nos impressions et suggestions découlant de notre lecture. Si l’aventure vous tente, c’est par ici.

J’avais lu une nouvelle de Christophe Guillemain « Les frères de la Flamme noire » dans le recueil Feu des mêmes éditions, une nouvelle de Fantasy qui m’avait beaucoup plu. Ce recueil est disponible gratuitement (pour la version numérique) si vous souhaitez vous faire un avis.

Dans Labyrinthes, on retrouve 11 nouvelles :

  • L’étrange renaissance du ver, l’histoire du capitaine Xavion de Blascogne, grandement mutilé à la guerre, surnommé le Wyrm. Dans sa quête, il rencontrera une magicienne à l’aspect particulier qui lui fera chercher des ingrédients peu ragoûtants dans une forêt enchantée infestée de trolls.
  • Fuir le miroir où Uphira est prisonnière d’un palais tapissé de miroirs et autres surfaces réfléchissantes, je vous laisse découvrir leur fonction…
  • L’illusion dans le labyrinthe, Yuz se perd dans un labyrinthe façon toile d’araignée et se retrouve avec une petite communauté qui lui semble être une secte tellement les individus sont apathiques et de laissent diriger par Maogan. Leur terreur : Stragula.
  • L’ombre sous la voûte, Cleder est un jeune homme chétif, rendu chevalier invincible grâce au magicien Ulolidas, il devra traquer ce qui effraie les villageois dans un vieux fort.
  • Apocalypse dans l’océan blanc, la cité d’Agloo est un village qui dérive sur une plaque de banquise, la famine sévit et les adultes font l’erreur d’abattre un morse, la colère de la déesse Selna sera terrible, sa sentence prend une forme inattendue à la fin qui m’a bien surprise.
  • La nuit du bossu, Drel en a marre des moqueries de ses compagnons et se retrouve à chercher asile dans une communauté féminine, le sanctuaire de Sin-Mu, d’étranges nonnes que ces femmes…
  • La clé de voûte céleste, Caliste est obligé de voyager pour trouver du travail, il propose ses talents de restaurateur à un vieil homme dans un château très poussiéreux d’où se passe d’étranges choses…
  • Brouillard sur fond d’énigme, Lester sort dans les rues brumeuses de Bramah, l’esprit obscurci par l’opium, un tigre circule dans la cité…
  • Comme un arrière-goût d’Errantine, à New-Golgotha, un monde post-apocalyptique, de pauvres hères achètent de la drogue aux moines pour trouver le Sentier et un sens à leur existence dans la nouvelle foi…
  • Le ventre d’Ylluleda, Ylluleda est une guerrière traquée par le dieu Kronides, dont ces diverses transformations nous font penser à Zeus.
  • Tellurbis, ici et ailleurs, Arthur hérite de son oncle qui déménage, il trouve étrange d’avoir une semaine pour s’acclimater à l’atmosphère du manoir pour y vivre définitivement ou vendre, d’étranges phénomènes vont rapidement survenir…

 

Vous retrouvez dans cet ouvrage les différents genres de l’imaginaire, Fantasy, Fantastique et Science Fiction et on peut dire que l’auteur les maîtrise tous. Même si dans un recueil de nouvelles il y en a toujours qui nous plaisent plus que d’autres, alors même que je ne suis pas fan de la Science fiction et du post-apocalyptique, j’ai bien aimé L’illusion dans le labyrinthe, son espère d’araignée géante brrr, et j’ai aussi aimé le palais où est retenu Uphira qui a l’air magnifique, je n’ai aucun mal à m’imaginer ses alentours. Ylluleda est vraiment un personnage que j’apprécie beaucoup, mon regret est d’avoir seulement une nouvelle ce qui est frustrant, un roman sur son histoire serait tellement intéressant…

En bref, auteur à suivre, il ne m’a pour l’instant jamais déçue.

Vous trouvez les ouvrage en version numérique des Editions secrètes sur :

  • Amazon
  • Booken
  • Kobo
  • 7Switch

Bonne lecture

 

 

 

Contes du Monde par Collectif

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Editions du Riez

214 pages

Paru en 2012

Recueil de nouvelles :

– Cyril Carau (L’Oiseau Roi & le Lion Magicien)
– Céline Guillaume (Viva Amor)
– Yves Crouzet (L’Echine du Monde)
– Vincent Milhou (Vie & mort du Soleil)
– Ambre Dubois (La fille aux clous)
– Christophe Nicolas (Coccinelle)
– Nico Bally (L’histoire du chanteur mélancolique & de Jacques le dresseur de Feux Follets)
– Charlotte Bousquet (Nach dem Krieg)
– Gabriel Feraud (les Cinq Génies)
– Maëlig Duval (L’aquarium de Jules)
– Andoryss Mel (Miroir Lune)
– Sandrine Scardigli (Tsigana – la Ballade de Katerina)
– Pierre Brulhet (Le Long Puits)
– Olivier Boile (Vassilissa & le cavalier de l’aube)
– Elisa Dalmasso (Des vacances si excitantes)

Mon avis :

Un recueil est toujours une découverte de nouvelles plumes ou la redécouverte de valeurs sûres et c’est de nouveau le cas ici.

Les contes ont tous une morale bien que pas toujours joyeuse, la liberté, l’amour plus fort que tout, l’écologie, histoires tantôt joyeuses et légères, tantôt dramatiques ou horrifiantes, je ne présenterai que quelques textes :

Alors pour les valeurs sûres, il y a Ambre Dubois qui nous embarque dans une histoire vaudou avec une petite fille malsaine, c’est une auteure que je suis de près je ne vous conseillerai jamais assez de lire sa série en quatre volumes Les Soupirs de Londres disponible aux Editions du Petit Caveau, elle a une plume délicate avec des vampires dans le style gothique romantique comme j’aime. Vous trouverez sa nouvelle série en cours Les Damnés de Dana aux Editions du Chat Noir, deux tomes disponibles. Je n’ai pas encore lu de roman de Charlotte Bousquet mais quelques nouvelles et j’adhère à son style également, dans ce recueil, elle nous emmène dans une nouvelle très sombre avec un final absolument tragique dans l’Allemagne ravagée juste après la Seconde Guerre Mondiale et je n’ai qu’une envie, me procurer son roman Là où tombent les Anges, féministe pendant la Guerre (la première il me semble). J’attends également avec impatience son tome 2 de l’Archipel des Numinées qui me parviendra avec le fameux « Jadis », projet Ulule de cet été.

Pour les petits nouveaux qui m’ont séduite, il y a Gabriel Feraud qui maitrise le conte à la Sheherazade à la perfection avec trois récits imbriqués les uns dans les autres, je me suis crue dans les Mille et une nuits sans souci, je ne peux que vous conseiller de le lire. Christophe Nicolas mêle des petites touches du Petit Prince de St Exupéry à son histoire qui est très poignante.

Entre magie et récits contemporains, il y a de tout pour rêver ou pleurer et en plus, avec l’achat de ce recueil, 3€ sont reversés à l’association Bibliothèques sans frontières, de quoi faire une bonne action tout en se faisant plaisir.

Bonne lecture

Feu de Collectif

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Editions secrètes

Format : E-book gratuit

Paru en : Juin 2015

Quatrième de couverture :

Dès l’origine des temps, le feu a été un objet de curiosité de l’homme. Ensuite, découvert en tant qu’outil, il devient alors une arme naturelle. L’homme ayant compris que la flamme transforme et détruit les choses, la pensée symbolique va apparaître et la déification du feu se réalisera. Il sera dès lors perçu comme source de vie et de mort. Devenu symbole, il prend alors une dimension particulière pour un être, qu’elle soit métaphysique, spirituelle ou psychologique.

Mon avis :

Ce livre est découpé en 15 nouvelles autour du thème du feu, symbole de vie ou de mort, regroupant tous les styles littéraires dans un seul recueil, il y en a pour tous les goûts (fantastique, fantasy, contemporain, érotique, policier).

Aimant plus la littérature de l’imaginaire, j’ai aimé « La mort à la clé » d’Eddie Verrier, une clé hantée, de l’orfèvrerie, un mystère autour de l’artéfact abimé qui renferme une immense souffrance et une malédiction ; « Le maître des runes » d’Emmanuel Marseille avec un parcours initiatique au rythme des croyances vikings ; « Frères de la Flamme Noire » de Christophe Guillemain, une histoire dark fantasy avec une pointe de frustration avec la bataille qui s’annonce, j’aurais bien aimé lire plus sur cette histoire-là ; « La quête du premier feu » de Stéphane Michel, un papy excentrique qui fabrique une machine à remonter le temps et qui envoie son petit-fils à la rencontre des Hommes préhistoriques, vraiment bon, ce texte m’a également bien intéressé et j’espère plusieurs voyages à d’autres époques ; « Le Château de Robert le Diable » de Roman Boucq vous colle plutôt le frisson avec une chasse aux âmes et sauve qui peut.

Même si ce n’est pas mon style de prédilection, j’ai également apprécié les deux nouvelles érotiques, la première « Rose guimauve » de Camille Eelen, très chaude mais également à mourir de rire au niveau de la chute, j’ai aimé les jeux de mots autour des Feux de l’amour et des Feux de l’enfer, bien fun comme moment, à lire ; la seconde « Etincelle » de Camille Madania est sensuelle, l’histoire se passe dans un club libertin et chaque salle et ce qui si passe nous est décrit au fur et à mesure de la visite de l’héroïne, ouhhh muy caliente. Rien que pour celle-ci, lisez-le.

Pour la nouvelle « Incendie » de Jeanne Poma, je suis plutôt mitigée dans le sens où il y a une intrigue intéressante, c’est un policier, mais le format de nouvelle nuit à l’intrigue, on n’a pas le temps de suivre les déductions de l’inspecteur passant du coq à l’âne pour trouver le meurtrier mais hop c’est déjà la fin et il ne l’a pas concrètement arrêté…humpf.

D’autres nouvelles sont présentes mais je les ai déjà oublié pour la plupart, il y en a pour tous les goûts ce qui est un concept intéressant et je vous recommande celles citées ci-dessus si vous aimez l’imaginaire et pas que ^^

Bonne lecture

Black Mambo par Collectif

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Editions : Le Chat noir

Collection : Griffe sombre

Pages : 317

Paru en : Mars 2015

Recueil de 3 nouvelles :

L’ivresse du Djinn de Vanessa Terral :

Leila est une belle jeune femme algérienne qui va se marier. Elle rêvait de liberté, d’études, ne souhaite pas se soumettre à la tradition mais doit s’y résoudre sous la pression familiale et celle de la superstition car Leila est possédée, pendant ses absences elle fait des choses sans s’en souvenir mais qui marquent son entourage. Après un exorcisme terrible que tous pensaient réussi, la jeune femme va s’enfoncer dans l’horreur sous l’emprise du Djinn qui la convoite.

La danse éternelle des roseaux de Sophie Dabat :

Hlengiwe est Swazie, petite fille elle a été témoin du meurtre rituel de sa mère qui l’a laissé traumatisée. Dès qu’elle l’a pu, Hlengiwe a fui le Swaziland et fait sa vie à Marseille, grimpant les échelons de la police grâce à sa ténacité. Le jour où son équipe trouve une femme et un bébé mutilés dans une ruelle de la cité phocéenne, elle reconnait tout de suite le rituel Muti qui a marqué sa vie, s’ensuit un retour au pays pour tenter d’arrêter le carnage qui ravage également le Swaziland depuis des temps immémoriaux.

Les enfants de Samedi de Morgane Caussarieu :

Après une rixe à Paris laissant un homme en sang entrainant sa fuite de squat en taudis depuis plusieurs mois, Mika, jeune paumé drogué jusqu’aux yeux se retrouve en Nouvelle Orléans grâce à une grand-tante tombée du ciel qui tient à connaitre son unique héritier avant de mourir. Attirant rapidement les ennuis il se retrouve malgré lui confronté au vaudou et tente avec Ghilane de sauver ses miches.

Mon avis :

J’ai beaucoup apprécié retrouver la plume de Vanessa Terral après « l’Aube de la guerrière » lu il y a quelques années. Les scènes sont si bien décrites qu’on a l’impression de sentir la chaleur des briques sur la peau de Leila quand elle est torturée (euh pardon exorcisée… Ahem). La scène abominable avec son bébé est horrifiante de précision, âme sensible s’abstenir. On en apprend beaucoup sur les superstitions coraniques, j’ai aimé ce mélange de fantastique sur fond de croyances religieuses.

Pour Sophie Dabat, j’avais été moyennement convaincue dans son recueil « Fragments & Cicatrices » puis redécouverte avec succès dans le recueil « Les dames baroques » aux éditions du Riez. Pour ce 3ème essai j’avoue avoir été de nouveau conquise par sa plume comme quoi, laisser une seconde chance à un jeune écrivain ça peut se révéler payant. Cette fois-ci, elle nous emmène dans les profondeurs de l’Afrique et ses croyances ancestrales où les victimes protègent les bourreaux de peur des représailles avec l’atrocité des rites Muti sur fond de vie éternelle. Pas de doute, je relirai cette auteure avec plaisir.

Totale découverte pour Morgane Caussarieu, j’ai déjà repéré d’autres titres pour continuer à la suivre, son style me rappelle beaucoup Poppy Z. Brite en carrément moins dégueu tant mieux. Le personnage de Ghilane est intrigant, mambo réputée du culte vaudou dans le Vieux Carré, on voyage et on frissonne en même temps que d’apprendre beaucoup sur le culte des esclaves africains. Coup de gueule à la mentalité sudiste de la vieille tante raciste, on lui mettrait des claques à l’ancêtre.

Au final, encore un texte qui m’a bien accroché de ma maison d’éditions préférée, j’en ai encore plusieurs dans ma PAL. J’apprécie beaucoup les recueils de nouvelles pour découvrir des plumes d’auteurs amateurs ou confirmés qui peuvent révéler de bonnes surprises.

Bonne lecture