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Les Larmes de l’Araignée par Pascaline Nolot

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Editions du Chat noir

Collection Chatons hantés

136 pages

Paru en avril 2017

 

Quatrième de couv’ :

Prudenge, ville morose dont tout le monde a oublié le nom et la gloire, jadis cité de la dentelle noire, bordée par une mer couleur de nuit, fouettée par un vent à vous glacer les sangs.
Éloïse, l’apprentie funambule, y fait escale avec la petite troupe itinérante du Cirque d’Opale. Sur place, elle fait la connaissance du jeune Lucas et de son petit frère Gabin, qui se mure dans le silence depuis la mort de leur mère, et dont la seule amie est une mystérieuse araignée.
Ensemble, ils se retrouvent piégés dans l’usine de dentelle désaffectée devenue le repaire de la redoutable Arachné. Les trois enfants parviendront-ils à s’échapper de son antre et à contrecarrer ses funestes projets ?

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Du Feu de l’Enfer par Sire Cédric

9782258115699

Editions Presses de la Cité

Collection Sang d’encre

557 pages

Paru en Mars 2017

Quatrième de couv’ :

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal
et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera
les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.

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Les Tangences divines par Franck Ferric

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Editions du Riez

Collection Brumes étranges

294 pages

Paru en 2011

Quatrième des couv’ :

Lorsque Théodule, égoutier à Paris, décide de lever le pied sur un job qui l’épuise et une vie de couple bancale, il espère pouvoir se la couler douce un moment. Mais c’est sans compter sur l’arrivée de deux vieilles gloires décaties persuadées que leur salut tient à la redécouverte d’un dieu antique, qui viennent frapper à sa porte pour le contraindre à leur prêter main forte.

Embringué dans une histoire qui le concerne sans doute plus qu’il ne l’imagine, l’égoutier croisera des nains ratatinés, des dieux amateurs de blues, des déchus à tête de chacal et des nymphes rapiécées. Autant de guides splendides et misérables, qui le conduiront aux confins des tangences divines.

Une chose est certaine : si les dieux de jadis ont salement perdu de leur superbe, ce sont toujours de fieffés escrocs.

Mon avis :

Le premier niveau de mon « autochallenge 4 livres lus, 1 acheté » a été validé et c’est ce livre que j’ai choisi. J’avais hésité n’étant pas super friande des titres « humour » qui m’arrachent rarement un sourire tellement c’est lourd (pour ceux que j’ai testé comme La Ménopause des fées et Bingo le Postitt). Bon, y a de la mythologie, allons-y gaiement, sait-on jamais.

Oups j’aurais mieux fait de m’écouter ^^

Le couple de notre héros bas de l’aile, Théodule se sauve à l’hôtel et se met en arrêt de travail. Entre un vieux clodo qui picole sans cesse et un collègue de travail, tous deux se révélant être des dieux grecs en déroute, vont lui faire passer un pacte, retrouver Pan.

Vu ce qu’a fait le bonhomme avant de disparaitre, je n’en vois pas l’intérêt mais les dieux grecs veulent sauver leur Domaine qui s’étiole, les divinités les plus fragiles s’endorment. Orcus, Silène et Dionysos utilisent donc Théodule pour parvenir à mettre la main sur le dieu Pan.

Nous les humains vivont sur le Plancher, et les dieux naissent, mutent et disparaissent selon notre ferveur à travers les âges. Rien n’est plus terrible pour un dieu qu’être oublié par ses ouailles. A notre époque sont apparus le dieu Dollar et Publicité ^^ (bon là j’avoue que cela m’a amusé tout de même). Même si j’ai aimé croiser Hécate et Odin c’est quand même à peu près tout ce qui est dommage. Pour cette naissance des dieux j’ai eu une pensée, pour ceux qui connaissent, de la saga Ji de Pierre Grimbert.

En bref, conviendra aux fans de lecture un peu burlesque type les livres de Gudule (comme La Ménopause des fées) ou de Terry Pratchett.

Bonne lecture !

Le Songe d’Adam par Sébastien Péguin

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Editions de l’Homme sans nom

386 pages

Paru en 2011

Quatrième de cour’ :

Allemagne, Forêt-Noire, de nos jours.

C’est dans ce cadre magnifique que s’installent Hugo, chercheur dans le domaine des lettres, et sa fille Morgane, inventive adolescente. Mais la Forêt-Noire est également le cadre de légendes ancestrales, dont certaines seraient peut-être bien plus que de simples légendes…
Et lorsque Morgane commence à percevoir des choses qui ne devraient pas exister et que les fantômes du passé du père et de la fille semblent devenir plus que des souvenirs, l’horreur surgit, et les disparitions au cœur des bois trouvent une explication que l’esprit humain ne peut concevoir…

Mon avis :

Ce livre est sorti rapidement ma PAL pour une fois, acheté au Salon fantastique de février dernier, sa référence à Simetierre de Stephen King m’avait beaucoup intrigué. Une fois le livre refermé, je suis un brin mitigée (pour la 2ème lecture consécutive ça m’ennuie un peu…). Je m’explique :

Le manque de rythme est le point majeur en tout cas sur les 250 premières pages ce qui fait beaucoup quand même avant que l’action commence. 3 scènes majeures, la première à près de 100 pages qui fait planer l’inquiétude, les 2 suivantes à environ 190-200 pages et 300 pages plus gores l’une que l’autre, faut avoir le coeur bien accroché à partir de là…mais la pression retombe comme un soufflé après chacune des 2 premières scènes glauques.

Le pourquoi du soufflé : le père, Hugo, est un chercheur, il fait une thèse sur Dionysos et son parallèle avec Jésus et Dieu puis d’autres éléments viennent se surajouter aux premiers complexifiant petit à petit l’intrigue entre mythes, religions et philosophie, ces passages de recherche sont longs, en but avec des protagonistes qui soit cherchent à lui faire abandonner ses recherches soit lui donnent de la matière en racontant telle ou telle anecdote, tel document ou tel mythe dont Hugo ne savait rien. Ce sont ces passages très longs entre les courtes scènes d’action qui me font parler de « soufflé », ils coupent totalement l’élan du récit (bien que nécessaire, c’est le fond de l’histoire).

Sa fille, Morgane, a des jeux pour ses 15 ans qui me laissent perplexe, ils ne sont absolument pas en adéquation avec son âge pour jouer dans le sable de la carrière je trouve, a contrario, à d’autres moments elle a une force créatrice incroyable pour le dessin ou la poésie donc une plus grande maturité, peut-être la dualité entre l’enfance qui se termine et l’âge adulte proche… Hugo est hanté par sa défunte femme et à un moment elle lui reproche de ne pas avoir dit à Morgane toutes ses origines et à la fin du livre on n’est pas vraiment plus avancé sur ce point qui aurait pu être plus exploité.

Le final qui rattrape le tout : A partir de la 3ème scène beurk beurk ^^l’intrigue s’accélère et se démêle enfin pour notre plaisir, l’ambiance autour des protagonistes et de la Forêt Noire devient de plus en plus inquiétante comme je l’aurais souhaité depuis le début (ou bien je ne suis pas assez impressionnable ?? ^^) , entre les recherches d’Hugo qui aboutissent mais de façon inattendue lui laissant présager le pire, le drame concernant Morgane, les points de vue s’enchainent et se télescopent pour prendre un rythme effréné.

Les mélanges de mythologie grecque, nordique et chrétienne avec leurs ressemblances sont très intéressantes tout de même.

En bref, longuet mais bien glauque sur les 100 dernières pages, mitigée au final je m’attendais à une ambiance plus inquiétante tout du long du roman mais c’est une lecture qui s’est somme toute bien passée tout de même.

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

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Bonne lecture !