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La louve de Brocéliande, T1 : Le lai de Bisclavret par Lia Vilorë

9782369761853-cov

Lune écarlate Editions

Collection Pleine Lune

E-book (dispo en papier)

4,99 €

Paru en avril 2016 pour le papier et mai 2016 en numérique

Quatrième de couv’ :

De nos jours en Bretagne, peu savent que la légendaire forêt de Brocéliande est le théâtre d’une guerre fratricide entre fées. Victime de fièvres inexplicables lors de la nouvelle et de la pleine lune, la lycéenne Hikira C. Bisclavret fait un jour la connaissance d’Éric Freinet. Un être ambigu qui la fascine et en qui elle trouve un ami inespéré. Éric et Hikira deviennent alors les cibles d’une marraine prête à tout pour les détruire. Une alliance est leur seul espoir de survie. Car découvrir la vérité derrière « Le lai du Bisclavret » ne sera pas sans payer le prix fort. Après tout, les Demoiselles sont aussi merveilleuses que terribles…

Mon avis :

Je vous avais déjà présenté un livre de l’auteure cet hiver Vampire d’une nuit de printemps qui m’avait bien plu même si le registre était totalement différent, teinté de légèreté et d’humour. Cette fois, c’est Lia Vilorë elle-même qui m’a contacté et proposé son nouveau roman basé sur l’univers des fées de Pierre Dubois, des contes et personnages de Brocéliande et des mythes bretons. Voyant l’âge de l’héroïne, 16 ans, je n’étais pas très chaude au départ mais après plus amples renseignements pris auprès de la petite dame (qui a été très enthousiaste pour défendre son livre ^^ j’en rigole encore lol), elle me l’a HYPER bien vendu notamment en me parlant de la psychologie des personnages, je fus donc bien rassurée et surtout très intriguée.

Alors alors, le bilan ?

C’est un roman assez sombre, les fées Seelies et Unseelies sont ennemies et les fées noires tentent de s’emparer de la Forêt de Brocéliande. Le lai de Bisclavret est un mythe du moyen-âge avec le premier loup-garou de France et la faute de sa femme qui après sa trahison fût punie ainsi que toute sa descendance à servir la famille Bisclavret. Carole Kerhervé est la descendante de cette félone et se trouve être la vassale d’Hikira, 16 ans, notre héroïne et accessoirement la Bête de Brielle, louve blanche les nuits de pleine lune dont le rôle est d’abattre les humains porteurs d’Unseelie.

On pourrait donc s’attendre à un récit très manichéen, les gentils héros qui font le bien d’un côté, les vilaines fées noires de l’autre…ah bah on en est loin hein ^^ et c’est ce qui m’a bien plu dans ce roman d’ailleurs… nos héros, Hikira et Eric Freinet, mystérieux docteur, ne sont pas du genre à « tortiller du cul 3 000 ans » avant de se débarrasser d’un obstacle (j’adore cette expression ^^). Hikira est une ado perturbée qui se retrouve manipulée par la personne en qui elle devrait avoir le plus confiance. Eric est le fameux « médecin scolaire » dont on entrevoit au fil du récit qu’il a eu l’habitude par le passé de faire des trucs pas très honnêtes mais dont on ne saura pas beaucoup plus, son aura de mystère ne sera pas percée dans ce tome.

D’autres personnages vont s’allier pour ou contre notre petite louve, une meute de jeunes paumés qui vont lui servir de cadre hors de sa belle forêt, des sorcières blanches, des déchets humains esclaves des Unseelies qui vont tenter de la tuer ou au moins de la pousser à commettre l’irréparable et une famille pas très saine (c’est le moins que l’on puisse dire).

J’ai adoré plonger dans ce récit qui est riche de mythologie bretonne et d’Histoire a contrario les évènements s’enchainent de façon trop facile ce qui pourrait rendre le tout un peu faible mais c’est justement utilisé par l’auteure qui le fait remarquer à Eric lors d’une scène bien glauque (« hum c’est trop pratique d’avoir tout à disposition, je me fais manipuler ^^ »). Et j’ai trouvé un peu lourd par moment tous ces adjectifs et synonymes pour éviter de faire des répétitions en parlant de Hikira et ses attributs.

En bref, à part un peu trop de facilité pour certains enchainements et quelques coquilles par-ci par-là, j’ai bien aimé ma lecture, des personnages bien travaillés, pas de manichéisme ce qui les rend beaucoup plus réalistes (oui je sais les loups-garous n’existent pas et les fées non plus, soyez pas rabat-joie j’aime bien rêver ^^). On se pose des questions sur le fameux Eric Freinet, qui est-il ? Et les questions de l’épilogue ouvrent sur le tome suivant et titillent la curiosité, un personnage qui jusque là était à peine esquissé va sûrement avoir une place d’importance.

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

8760376

Bonne lecture !

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Vampires d’une nuit de printemps par Lia Vilorë

vampires-d-une-nuit-de-printemps

Editions du Petit Caveau

Collection Sang neuf

244 pages

Paru en 2012

Quatrième de couv’ :

Cher journal,

Désormais, mon nom est Fáil, Lía Fáil, et je suis un vampire.
Sans déconner ?
Punaise de pouvoir idiot, et tu réponds à l’écrit en prime !
Ben, depuis le temps, je sais que tu ne sais pas t’empêcher d’écrire tes tracas alors…
Ouais… pas faux…
Alors, vas-y, raconte…
En décembre dernier, je suis devenue un vrai vampire du genre « Kit complet sans les petits inconvénients ». Avec le sexy garde-du-corps écossais en prime.
Tu vas en faire des envieuses ! 
Ouais… surtout qu’à l’heure qu’il est, c’est le seul à ne pas vouloir ma tête pour un crime que je n’ai pas commis !
Qui est ? 
Toute ma nouvelle famille m’accuse d’avoir assassiné notre Maître, celui qui m’a créée. Mais je te jure : j’ai rien fait !
Ça me rappelle quelque chose…
M’en parle pas !

Mon avis :

L’humour décalé y a que ça de vrai pour se détendre. Après un pavé (Oraisons) et un bouquin limite dépressif (Diabolus in musica) j’avais envie d’un truc léger, qui mette le sourire et se lise tout seul sans prise de tête, tous ces défis ont été remportés haut la main par ce bouquin.

J’ai déjà lu la plume de Lia Vilorë dans une anthologie de cette même maison d’édition « Or & sang » avec la nouvelle « Le sang du soleil« , je me garde les autres références sous le coude, j’aime énormément son style.

Lia Fail est la nouvelle et 13ème vampire du Convent Orfhlaith dirigé par Maximilian. Transformée après un accident de bus, elle est emmenée à Los Angeles où vivent ses nouveaux compagnons. Malheureusement pour elle, son nom et son statut réveille un mauvais souvenir pour quelques uns des vampires et un piège va être fomenté pour son élimination.

J’ai beaucoup aimé la mythologie installée par l’auteure, les vampires s’appellent des Eternels et les humains sont des Mortels, pas de toute puissance du prédateur et de sa proie. Leur façon de procéder pour se nourrir de sang est sympathique. On retrouve beaucoup de références cinématographiques comme celtiques, et chacun des vampires a un don plus ou moins dangereux. Celui de Lia est de faire parler et entendre aux autres les objets qui l’entourent ce qui se révèle bien pratique à de nombreuses reprises.

Mon bémol sera pour la quatrième de couv’ qui relate une scène qui n’arrive pas avant plus de 110 pages, elle aurait pu être un peu plus évasive pour le coup mais l’enquête en elle-même est bien cocasse avec les « témoins trouvés ».

Dans l’ensemble j’ai bien souri tout au long de ma lecture et rigolé une fois, je ne comprends pas trop ceux qui ont taxé ce livre de lourd à cause de l’humour étant donné que la quatrième montrait bien ce à quoi on devait s’attendre. Bref, ce livre est chouette si vous voulez vous amuser après une dure journée ou des lectures plus complexes.

Ce livre compte pour le challenge de la Littérature de l’imaginaire.

8760376

Bonne lecture