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J’agonise fort bien, merci par Oren Miller

jagonise

Editions de l’Homme sans nom

Ebook (dispo en papier)

Paru en 2016

 

Quatrième de couv’ :

Sainte-Marie-La-Grise. Son cadre exceptionnel près de la côte d’émeraude en fait une destination de vacances des plus prisée. De magnifiques paysages, un mystérieux folklore breton et des morts qu’on a aidés à trépasser raviront les plus aventureux d’entre vous. Profitez de l’hospitalité chaleureuse des habitants qui sauront vous mettre à l’aise. Afin d’apprécier pleinement votre séjour, veillez cependant à respecter trois règles : 1.Ecoutez toujours les murmures de ceux que vous ne voyez pas. 2. Gardez-vous des créatures sinistres qui frappent avant d’entrer. 3. Soyez sage. Très sage.

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Le Songe d’Adam par Sébastien Péguin

songe-adam

Editions de l’Homme sans nom

386 pages

Paru en 2011

Quatrième de cour’ :

Allemagne, Forêt-Noire, de nos jours.

C’est dans ce cadre magnifique que s’installent Hugo, chercheur dans le domaine des lettres, et sa fille Morgane, inventive adolescente. Mais la Forêt-Noire est également le cadre de légendes ancestrales, dont certaines seraient peut-être bien plus que de simples légendes…
Et lorsque Morgane commence à percevoir des choses qui ne devraient pas exister et que les fantômes du passé du père et de la fille semblent devenir plus que des souvenirs, l’horreur surgit, et les disparitions au cœur des bois trouvent une explication que l’esprit humain ne peut concevoir…

Mon avis :

Ce livre est sorti rapidement ma PAL pour une fois, acheté au Salon fantastique de février dernier, sa référence à Simetierre de Stephen King m’avait beaucoup intrigué. Une fois le livre refermé, je suis un brin mitigée (pour la 2ème lecture consécutive ça m’ennuie un peu…). Je m’explique :

Le manque de rythme est le point majeur en tout cas sur les 250 premières pages ce qui fait beaucoup quand même avant que l’action commence. 3 scènes majeures, la première à près de 100 pages qui fait planer l’inquiétude, les 2 suivantes à environ 190-200 pages et 300 pages plus gores l’une que l’autre, faut avoir le coeur bien accroché à partir de là…mais la pression retombe comme un soufflé après chacune des 2 premières scènes glauques.

Le pourquoi du soufflé : le père, Hugo, est un chercheur, il fait une thèse sur Dionysos et son parallèle avec Jésus et Dieu puis d’autres éléments viennent se surajouter aux premiers complexifiant petit à petit l’intrigue entre mythes, religions et philosophie, ces passages de recherche sont longs, en but avec des protagonistes qui soit cherchent à lui faire abandonner ses recherches soit lui donnent de la matière en racontant telle ou telle anecdote, tel document ou tel mythe dont Hugo ne savait rien. Ce sont ces passages très longs entre les courtes scènes d’action qui me font parler de « soufflé », ils coupent totalement l’élan du récit (bien que nécessaire, c’est le fond de l’histoire).

Sa fille, Morgane, a des jeux pour ses 15 ans qui me laissent perplexe, ils ne sont absolument pas en adéquation avec son âge pour jouer dans le sable de la carrière je trouve, a contrario, à d’autres moments elle a une force créatrice incroyable pour le dessin ou la poésie donc une plus grande maturité, peut-être la dualité entre l’enfance qui se termine et l’âge adulte proche… Hugo est hanté par sa défunte femme et à un moment elle lui reproche de ne pas avoir dit à Morgane toutes ses origines et à la fin du livre on n’est pas vraiment plus avancé sur ce point qui aurait pu être plus exploité.

Le final qui rattrape le tout : A partir de la 3ème scène beurk beurk ^^l’intrigue s’accélère et se démêle enfin pour notre plaisir, l’ambiance autour des protagonistes et de la Forêt Noire devient de plus en plus inquiétante comme je l’aurais souhaité depuis le début (ou bien je ne suis pas assez impressionnable ?? ^^) , entre les recherches d’Hugo qui aboutissent mais de façon inattendue lui laissant présager le pire, le drame concernant Morgane, les points de vue s’enchainent et se télescopent pour prendre un rythme effréné.

Les mélanges de mythologie grecque, nordique et chrétienne avec leurs ressemblances sont très intéressantes tout de même.

En bref, longuet mais bien glauque sur les 100 dernières pages, mitigée au final je m’attendais à une ambiance plus inquiétante tout du long du roman mais c’est une lecture qui s’est somme toute bien passée tout de même.

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

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Bonne lecture !