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Montres enchantées par Collectif (en LC)

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Editions du Chat Noir

Collection Black Steam

395 pages

Paru en 2014

Quatrième de couv’ :

Indécis entre fuite et union, le temps est un amant insaisissable. Omniprésent, dès qu’on le regarde, il s’efface pourtant, déjà évanescent. Inlassablement, il permet croissance ou use jusqu’à l’extinction. L’être humain pourchasse depuis toujours ce dieu créateur et destructeur, en quête de son asservissement. Secondes, minutes, heures… L’esprit cartésien a beau le fractionner, il n’en demeure pas moins incontrôlable.
Et si la relecture de notre passé, de notre culture, ou encore du progrès scientifique nous en accordait la maîtrise, l’Homme saurait-il mieux gérer son temps ?
Plongez-vous sans perdre une minute dans cette anthologie et peut-être, parmi ses pages, percevrez-vous le tic-tac de ces montres enchantées.

Mon avis :

J’ai effectué cette lecture en commun avec Caroline et je peux dire, heureusement, parce qu’on s’est bien soutenue moralement, arrivées au premier week-end, nous commencions à craquer et étions prêtes à lâcher l’affaire…comme vous vous en doutez au ton de départ…ce ne fût malheureusement pas une réussite et je pense pouvoir parler pour deux pour le détail qui va suivre, à peu de chose près, on a eu le même ressenti, c’est parti :

Celles qui ont bien heureusement égayé notre lecture :

Da Svidaniya Rossia ! fût sans conteste ma favorite au point qu’un roman à la place de la nouvelle aurait été bienvenu (Caro me rejoint sur ce point), cette nouvelle reprend le mythe d’Anastasia Romanov et sa survie. Vient ensuite, Je reviendrai avec son remake de Terminator (ça m’y a fait penser en tout cas même si je n’ai pas vu le film). Derrière les engrenages fût très touchante, beaucoup d’émotion dans son final. L’agonie des aiguilles qui met en avant le courage d’une chercheuse face aux mensonges des autorités. Le cimetière des heures perdues et sa vengeance d’un autre âge qui s’abat sur les descendants d’une ville et pour finir, Malvina Malmoore qui revisite le vampirisme.

Celles plutôt pas mal mais manque un truc :

Et depuis, je compte les heures, une vengeance qui tourne mal, une nana bien chieuse qu’on aurait bien baffé, univers qui nous a paru un brin hermétique. Allergène, pas mal, revisite S. Holmes, Jack l’éventreur etc, j’ai plus aimé que Caro qui aurait souhaité plus, trop brouillon au final. Le toquant, là c’est l’inverse, j’ai moins aimé que Caro, l’amour entre humain et automate, une fin un brin sordide à mon goût. Pacte mécanique, se situe dans le même univers que le roman La nuit des coeurs froids en bien meilleur mais toujours ce souci du « je comprends pas tout dès qu’il y a de la mécanique flûte ».

La fin en « c’est quoi ce bordel, t’as compris ? Non ! Chiotte » :

Tourbillon aux Trois Ponts d’or, ça commençait bien, un meurtre en chambre close à résoudre mais…on n’a jamais compris le truc des poires, si quelqu’un l’a lu et pouvait nous expliquer, merci d’avance ^^. Au fil du temps, encore une thématique intéressante, la Nature qui reprend ses droits mais une fin encore trop hermétique…

Celles où ça a cassé :

Le club des érudits hallucinés, avec Gustave Eiffel en Guest Star s’il vous plait…mais non…des riches qui s’ennuient qui s’amusent avec la science mouais. Comment meurent les fantômes, une héroïne comme morte à l’intérieur (ok elle a ses raisons) fuyant les problèmes et d’une passivité bordel…met les doigts dans la prise chérie ça va te donner de l’énergie hein ^^. When time drives you insane, revisite le mythe d’Eurydice et Orphie mais j’ai eu énormément de mal avec le style et Caro idem. La mécamonstruosité de Mr Helpiquet, j’ai abandonné, n’en pouvant plu, big up à Caro qui s’est accrochée courageusement.

Je ne parle pas de The Pink Tea Time Club car je l’ai lu en intégrale et chroniqué Ici

En conclusion, on en a débattu à plusieurs reprises, le Steampunk n’est pas un genre adapté au format de nouvelle (selon nous en tout cas), à part quelques jolies surprises, la majorité nous a perdu ou ennuyé ou laissé perplexe, tant pis pour cette fois.

Groupe accompagnant la rédaction de ce billet : Epica

Chansons : Another me in Lack’ech ; Tides of time ; Presto (Vivaldi en plein concert de Métal yeah)

Bonne lecture

Willow Hall par Cécile Guillot et Mina M.

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Editions du Chat noir

Collection Graphicat

46 pages

Paru en novembre 2015

Quatrième de couv’ :

Willow Hall… Les murs semblent me chuchoter des prières que je ne comprends pas… Les ombres s’allongent, chaque coin paraissant cacher quelque monstre à l’affut… Tout ici n’est que ténèbres et désespoir. La fillette dont je dois m’occuper reste plongée dans un silence indifférent. Elle est parfois entourée d’étranges papillons sortis de je ne sais où… créatures magnifiques mais qui m’arrachent à chaque fois un frisson involontaire ?

Mon avis :

Je ne suis pas branchée BD/Manga dans le sens où ça devient rapidement onéreux pour le temps de lecture avec très souvent des séries à rallonge, la blogo comme la booktubosphère m’ont tout de même fait repérer quelques titres que je me garde sous le coude au cas où l’envie de changement me prendrait. Pour les livres illustrés c’est différent, peu de textes mais des dessins en général à couper le souffle qui nous en donnent pour notre argent, c’est le cas de cet artbook.

Mina M. a par exemple réalisé les couvertures de la trilogie Néachronical de Jean Vigne (excellente série dont le rythme va crescendo en mélangeant les genres littéraires au fur et à mesure des tomes) et de Diabolus in musica (présent dans ma PAL). Dans cet opus, elle allie son talent à la plume de Cécile Guillot (Fille d’Hécate et The Pink tea time club) pour le plus bel effet (sa galerie pour un aperçu de son coup de crayon). Tous les titres cités sont dispo chez le Chat noir.

Cette histoire se situe à Willow Hall un manoir familial qui a vu passer nombre de tragédies, le sort s’acharne au fil des générations sur cette famille. Emily est gouvernante d’une petite fille bien étrange, évanescente, qui la plonge dans le malaise, d’abord tentée par la fuite elle va finir par s’attacher à la fillette jusqu’à se perdre.

Cécile fait parler son héroïne à travers un échange épistolaire adressé à son fiancé (dont on n’a pas les réponses ça n’apporterait rien de plus au récit), ce qui nous permet de suivre son cheminement dans ses interrogations, ses doutes puis sa décision de tout faire pour se faire accepter par la petite Lorena, entrer dans son monde, jusqu’à l’issue tragique relatée par une coupure de journal.

On est plongé dans une ambiance gothique, sombre, douce et mélancolique, avec des dessins magnifiques qui illustrent parfaitement la plume poétique de Cécile dans cet ouvrage.

Encore un artbook que j’ai adoré, petit à petit, ma collection s’agrandit. Je vous le recommande chaudement.

Bonne lecture

The Pink Tea Time Club par Cécile Guillot

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Editions : Le Chat noir

Collection : Black Steam

Pages : 122

Paru en : Juin 2015

L’histoire :

Carlotta, surnommée Lottie, jeune lady londonienne aimant les potins et la mode, s’ennuie ferme. Qu’à cela ne tienne, un jour où elle sort promener son petit chien, Pink Princess, en compagnie de sa soeur, une fissure apparait dans la chaussée, un tentacule en sort et pouf, plus de loulou de Poméranie. Un homme arrive en courant, paniqué et remonte une montre à gousset devant la fissure refermant ainsi la chaussée.

Les ladies s’enquièrent de ce qui vient de se passer et tout un monde de magie s’ouvre à elles, présenté par leur sauveur, Mr Rabbit, horloger et gardien de ce côté du monde. Lottie veut aider, trop heureuse de tromper son ennui mais voilà, il faut préserver les bonnes moeurs de cette fin de XIXè siècle d’où la création du Pink tea time club composé de Lottie, sa soeur Vivian, sa meilleure amie Ruth et Mr Rabbit. Sous couvert de parler livres et derniers ragots en dégustant une tasse de thé, les demoiselles aident Elijah Rabbit à remonter la trace d’un puissant magicien et le mettre hors d’état de nuire.

Les héros :

Lottie est l’héroïne principale, volontaire c’est elle qui crée la dynamique du groupe et entraine l’action mais plus grâce à son côté égocentrique et évaporée, ne mesurant aucunement le danger tant qu’elle n’a pas les deux pieds dedans, quoique vers la fin elle évolue peut-être un chouilla.

Vivian est finalement le vrai cerveau de la fine équipe, la raison et le courage, sauvant la mise à tout ce beau monde à plusieurs reprises. Ruth suit le mouvement, c’est un soutien en cas de besoin mais on n’apprend pas grand chose sur elle et se trouve être un personnage plutôt secondaire.

Mr Rabbit souhaite venger la mort de son père, assassiné par un mage noir des Hautes Terres, l’un des 3 mondes parallèles au nôtre (les deux autres étant les Terres oniriques et les Terres abyssales). Il se fait aider des 3 demoiselles, assez efficacement malgré tout.

Mon avis :

Je trouve qu’il manque un début et un milieu ça va trop vite mais la fin rattrape un peu. Dès la 2ème page, l’action démarre assez violemment face à une Lottie hystérique (bien qu’elle s’en remette très vite) et une Vivian calme et froide (alors que bon, un tentacule surgi du bitume ça secoue quand même non ?), qui réclame des explications et ne sourcille pas du tout de découvrir des mondes parallèles au nôtre.

J’ai apprécié les références de contes, par exemple le clin d’oeil au lapin blanc d’Alice aux pays des merveilles avec Mr Rabbit qui est paniqué d’être en retard, l’oeil rivé à sa montre à gousset. La mention à l’île de Pan où se perdent les enfants des Terres oniriques, Terres dirigées par la pythie Tinker Bell. J’aurais bien aimé la rencontrer cette pythie, il y est juste fait mention comme ça en passant c’est dommage.

En bref, je conseillerais plutôt la trilogie les Filles d’Hécate de Cécile Guillot sur la sorcellerie et la Wicca, bien documenté et plus abouti. J’apprécie cette auteure et sa maison d’édition donc même si le rendez-vous est manqué pour cet ouvrage, j’attends tout de même sa prochaine sortie de novembre 2015 en collaboration avec Mina M : Willow hall.

Bonne lecture